Nouvelles tensions après des incursions de drones chinois au-dessus des îles taïwanaises

Taipei et Pékin ont eu de vifs échanges à propos d'une récente série d'incursions de drones chinois au-dessus des îles taïwanaises de Kinmen, certains surveillant des postes militaires avancés. Taïwan dénonce des « voleurs » et un « harcèlement », tandis que la Chine assume ces survols.

Des photos et des vidéos prises par des drones chinois de l'archipel de Kinmen, situé à quelques kilomètres de la ville chinoise de Xiamen, ont circulé sur les réseaux sociaux. Une des vidéos montre des soldats taïwanais lançant des pierres en direction de l'un d'eux pour tenter de le faire partir.

Interrogé lundi 29 août sur ces vidéos, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a estimé qu'il ne s'agit pas d'une « affaire qui mérite d'être montée en épingle », car les drones « volent autour du territoire chinois ». Cette réponse a déclenché la fureur de Taipei, qui a comparé ce harcèlement des drones au comportement d'un « voleur ».

« Ceux qui viennent sans y être invités sont appelés des voleurs, qu'ils forcent la porte ou qu'ils épient du haut des airs, le peuple de Taïwan n'accueille pas de tels voleurs », a déclaré le ministère taïwanais des Affaires étrangères dans un communiqué, lundi 29 août en fin de journée. « Le gouvernement expansionniste autoritaire du Parti communiste chinois a toujours fait du harcèlement des autres pays une routine quotidienne, et son titre de ''fauteur de troubles régional'' est donc bien mérité », a-t-il ajouté.

Taïwan prêt à abattre les drones

(Avec AFP)


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