De nouvelles sanctions américaines visent Alina Kabaïeva, la compagne officieuse de Poutine

Itar Tass/REUTERS

Une nouvelle série de sanctions américaines contre des entreprises et oligarques russes a été annoncée mardi 2 août, en réaction à l’invasion de l’Ukraine. Et dans la liste, les médias russes n’ont pas manqué de noter le nom d’une certaine Alina Maratovna Kabaïeva.

Cette femme discrète de 39 ans, ex-championne olympique de gymnastique et ex-députée, est considérée comme la compagne officieuse de Vladimir Poutine, qui serait le père de ses quatre enfants. “Mme Kabaïeva a une relation étroite avec M. Poutine et dirige actuellement le National Media Group, un empire de télévision, de radio et de presse écrite pro-Kremlin. Elle a également été sanctionnée par l’UE et le Royaume-Uni”, se borne à préciser le communiqué de presse du département du Trésor américain.

Pour les médias officiels russes, le sujet de cette “relation étroite” est un tabou, même si de nombreux articles en ont fait état depuis 2008 : après son divorce, en 2013, Vladimir Poutine est officiellement célibataire. Le site d’opposition Meduza rappelle, en citant le Wall Street Journal, que Washington avait renoncé en avril à inclure Alina Kabaïeva dans une série de sanctions de crainte d’une “réaction agressive” de Vladimir Poutine.

Un discret chalet en Suisse

Dans un article de 2019, Meduza détaillait les avantages dont avaient bénéficié l’ex-championne olympique et son entourage (sa mère et sa grand-mère notamment) dans l’acquisition de résidences et terrains de luxe, à Moscou, Sotchi et Saint-Pétersbourg. Elle a également des liens avec la Suisse, où seraient nés deux de ses enfants et où elle disposerait d’un chalet dans les montagnes, comme le signalait en mai le journal 24 Heures.

Sa dernière apparition publique a également fait couler beaucoup d’encre : c’était le 25 avril à Moscou, à l’occasion d’un festival annuel de gymnastique organisé en son honneur et diffusé à la télévision. Comme le notait le quotidien populaire Komsomolskaïa Pravda, le festival était consacré cette année à la victoire russe sur l’Allemagne nazie, et la lettre Z, devenue le symbole de la guerre en Ukraine, y était omniprésente. Mais, comme ne manque pas de préciser le journal, la “principale vedette de l’événement” était bien Alina Kabaïeva, apparue “dans une robe au décolleté spectaculaire, éblouissant l’assistance de sa beauté”. Cette robe était ornée d’un ruban de Saint-Georges, symbole du patriotisme russe.

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