De nouvelles mesures sanitaires pour le transport aérien

L'OACI, l'Organisation de l'aviation civile internationale, a publié une série de recommandations sanitaires que les compagnies aériennes devraient respecter pour les voyages en avion. L’objectif est de relancer le trafic aérien à l’heure du déconfinement dans de nombreux pays.

Les compagnies aériennes sont rassurées : l'Organisation de l'aviation civile internationale ne préconise finalement pas de laisser libre un siège sur deux pour assurer la distanciation physique entre les passagers. Le secteur jugeait ce système intenable économiquement. L'organisation demande cependant que les voyageurs soient aussi éloignés les uns des autres que possible, en fonction du taux d'occupation de l'avion. Autres mesures préconisées, le port du masque obligatoire à l'intérieur du terminal ainsi qu'à bord des appareils. La nourriture à bord devra être pré-emballée, et l'avion désinfecté régulièrement.

L’organisation propose également que chaque voyageur présente à son arrivée à l'aéroport une déclaration de santé et subisse un premier contrôle de température. « Cette déclaration de bonne santé est floue, estime Gérard Feldzer, consultant en aéronautique. Je ne vois pas comment les 4,5 milliards de passagers peuvent aller faire des certificats de santé dans chaque pays. A mon avis l’organisation devrait donner plus de précisions dans les jours qui viennent, sinon les pays ne vont pas accepter une telle mesure. »

L’OACI suggère aussi que les passagers voyagent aussi léger que possible, soit avec un petit bagage à main. Ils ne devront pas être accompagnés de tiers dans les espaces des aéroports, sauf pour les personnes handicapées. « Aujourd’hui, les compagnies vont faire les comptes et elles pourraient répercuter le coût de ces mesures sur le prix des billets », avertit Gérard Feldzer.

Toutes ces mesures pourraient évoluer en fonction de l'évaluation des risques. Si elles n’ont pas de caractère obligatoire pour les compagnies, elles font l'objet d'un large consensus parmi les compagnies, indique l’organisation. Ce guide des bonnes pratiques sanitaires était devenu indispensable à l’heure du démarrage progressive du trafic aérien, un des secteurs les plus touchés par la crise du covid19. Selon l’OACI, la pandémie pourrait réduire de 1,5 milliard le nombre de passagers d'ici la fin de l'année, tandis que les compagnies pourraient perdre plus de 282 milliards d'euros en 2020.