De nouvelles fissures découvertes sur l'ISS où vit Thomas Pesquet

Image d'octobre 2018, la station poursuit sa mission de mener des recherches et des expériences en microgravité, allant de la physiologie humaine à l'astronomie à bord du seul laboratoire orbital de l'humanité. (Photo: NASA)
Image d'octobre 2018, la station poursuit sa mission de mener des recherches et des expériences en microgravité, allant de la physiologie humaine à l'astronomie à bord du seul laboratoire orbital de l'humanité. (Photo: NASA)

ESPACE - Mieux vaut éviter la fuite d’air. Des petites fissures ont été découvertes pas des cosmonautes russes sur le module Zarya de la Station spatiale internationale (ISS), selon le rapport un haut responsable de l’espace ce lundi 30 août.

“Des fissures superficielles ont été découvertes à certains endroits sur le module Zarya”, a déclaré Vladimir Soloviev, ingénieur en chef de la société de fusées et d’espace Energia, à l’agence de presse RIA, selon Reuters.

Si le haut responsable n’a pas précisé la présence ou non d’une fuite d’air à bord du module, il a ajouté que cela “suggère que les fissures commenceront à s’étendre avec le temps.”

Zarya, connu sous le nom de FCB (« Functional Cargo Block »), est le tout premier module de la Station spatiale internationale à avoir été lancé. Financé par les États-Unis et construit en Russie, la module est envoyé en orbite en 1998. Il assure l’alimentation électrique de la station via ses panneaux solaires, sert de stockage du matériel, et avait pour rôle de propulser et de guider la station l’ISS pendant la phase initiale de l’assemblage.

Reuters rappelle également une déclaration précédente du responsable spatial. Il prévenait en avril du vieillissement d’une grande partie de l’équipement de la Station spatiale internationale et d’une possible “avalanche” d’équipements cassés après 2025.

Les deux premières morceaux (russe-Zarya et US-Unity) de la Station spatiale internationale assemblées en 1998 pour donner ce qui deviendra le plus grand objet fabriqué par l'homme dans l'espace. (Photo: NASA)
Les deux premières morceaux (russe-Zarya et US-Unity) de la Station spatiale internationale assemblées en 1998 pour donner ce qui deviendra le plus grand objet fabriqué par l'homme dans l'espace. (Photo: NASA)

Le segment russe de l’ISS dans un état inquiétant

L’état d’obsolescence du segment russe de la Station spatiale internationale suscite l’inquiétude, nombre de ses équipements étant en fin de vie, a expliqué Vladimir Soloviev. “L’état actuel du segment russe de l’ISS a de quoi soulever des inquiétudes”, a déclaré le haut responsable de l’ingénierie spatiale russe à l’agence de presse publique RIA.

Selon lui, “environ 80% des systèmes de vols sont à la fin de leur durée de service, ce qui veut dire qu’une fois que tous les systèmes auront épuisé leur durée de service, dès le lendemain des pannes irréparables pourront intervenir”.

Ces derniers mois, pointant notamment l’obsolescence de l’infrastructure, la Russie a indiqué à plusieurs reprises songer à quitter ses partenaires de l’ISS (Etats-Unis, Canada, Japon, Agence spatiale européenne) après 2025 pour lancer sa propre station orbitale.

Ce n’est pas la première fois que des fissures sont découvertes sur l’ISS. Le module russe Zvezda a connu lui à plusieurs reprises, notamment en 2019 et 2021, des fuites d’air provoquées pas des fissures. Les cosmonautes les ont corrigées en octobre 2020 et en mars 2021 de cette année.

En 2018 aussi, une fuite d’air causée par une micro-fissure, sans danger pour l’équipage, avait été découverte sur le vaisseau Soyouz MS-09, amarré au segment russe de la Station spatiale internationale.

L’industrie spatiale russe a rencontré de nombreuses difficultés ces dernières années entre lancements ratés et scandales de corruption. Mais elle veut se relancer avec des projets ambitieux, comme construire sa propre station spatiale ou une base lunaire avec la Chine.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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