En Nouvelle-Zélande, la renaissance du takahé du Sud, cet oiseau déclaré éteint au XIXe siècle

“Neuf couples de takahés ont été relâchés sur le territoire de Greenstone Station en début de semaine”, applaudit The New Zealand Herald. Endémique de l’île du Sud néo-zélandaise, l’espèce avait officiellement été déclarée éteinte en 1898.

Mais redécouvert près de cinquante ans plus tard dans le pays, le takahé du Sud a d’abord été élevé en captivité, avant sa réintroduction progressive dans des réserves animalières.

“En novembre 2022, on ne comptait que 484 takahés dans le monde, et il était très rare de pouvoir les observer dans leur habitat naturel”, souligne Radio New Zealand.

“Un globe terrestre perché sur deux longues pattes”

Avec son plumage turquoise vif, le takahé du Sud est une “créature hors du commun”, observe The Guardian, qui décrit :

“De face, ils ont presque la forme d’une sphère parfaite, et avec leur plumage bleu-vert, ils ressemblent à un globe terrestre perché sur deux longues pattes d’un rouge éclatant.”

L’existence de l’oiseau, long de 50 centimètres et incapable de voler, remonte à l’ère préhistorique du pléistocène, comprise entre 2,58 millions d’années à 11 700 ans avant notre ère.

Symbolique aux yeux des Maoris, l’espèce servait à la fabrication de manteaux jusqu’à il y a quelques décennies. Le titre anglophone déclare : “Le déclin du takahé à l’état sauvage a coïncidé avec celui des terres des Maoris, confisquées, vendues ou volées.”

Voir la population de takahés du Sud croître chaque année est ainsi une avancée symbolique pour Tumai Cassidy, membre de la tribu Otakou Runaka : “[Leur] retour dans notre tribu est une étape supplémentaire qui va permettre de reconnecter ces terres avec leur passé.”

Sept autres oiseaux doivent être relâchés en octobre 2023, dans la lignée d’“un objectif encore plus ambitieux” mené par le gouvernement néo-zélandais pour protéger ses espèces endémiques.

The Guardian rappelle : “L’année dernière, des kiwis, l’emblème national du pays, ont ainsi été lâchés dans des espaces naturels en périphérie de la ville pour la première fois depuis des générations.”

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