Nouvelle-Zélande: Marine Le Pen dit ne "pas connaître" la thèse du grand remplacement

Marine Le Pen a déclaré ce dimanche qu'elle ne "connaissait pas" la thèse du "grand remplacement", citée par l'auteur du carnage en Nouvelle-Zélande qui, à ses yeux, "ne vaut pas mieux que Daesh". "Je n'ai jamais utilisé ce terme-là", a-t-elle ajouté sur France 3. 

Les partisans de cette thèse complotiste et raciale considèrent que la population blanche européenne (et chrétienne) est "remplacée", de manière organisée, par une population immigrée de couleur (et musulmane), et accusent le "multiculturalisme" d'en être la cause.

L'adhésion à cette thèse est deux fois plus forte chez les sympathisants du RN que parmi la moyenne des Français, selon une étude de l'Ifop pour la fondation Jean Jaurès et l'observatoire Conspiracy Watch publiée en février.

Brenton Tarrant, l'extrémiste australien, auteur du massacre en Nouvelle-Zélande, a évoqué dans un manifeste un "génocide blanc" du fait de l'"immigration de masse" et des "envahisseurs", et affirme que les facteurs déterminants ont été la défaite à la présidentielle de 2017 de Marine Le Pen et la mort de la petite Ebba Åkerlund à 11 ans dans une attaque au camion-bélier en 2017 à Stockholm.

"Nous luttons contre le fondamentalisme islamiste"

Marine Le Pen a noté que le tueur citait "beaucoup de gens et beaucoup de choses et n'importe quoi d'ailleurs dans son manifeste". 

"Il dit qu'il a été déçu par l'élection...

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