La Nouvelle-Zélande célèbre le Matariki, le nouvel an maori

“Depuis les années 1870, qui veut fêter le Matariki, le nouvel an maori, le fait sur son temps personnel”, explique Rangi Matamua, président du Comité consultatif Matariki. Mais ce 24 juin 2022, le Matariki a été pour la première fois célébré officiellement en Nouvelle-Zélande, devenant un jour férié national, écrit le site néo-zélandais The Spinoff. L’événement a fait la une de The Press, un quotidien de Christchurch.

Une du journal néo-zélandais The Press, 24 juin, jour où le Matariki est célébré. . THE PRESS / PRESS READER
Une du journal néo-zélandais The Press, 24 juin, jour où le Matariki est célébré. . THE PRESS / PRESS READER

Matariki est le nom donné en langue maorie à une constellation d’étoiles, l’amas des Pléiades. Dans la tradition maorie, le lever héliaque de cette constellation (la période de l’année où elle surgit au-dessus de l’horizon et devient visible) annonce “les promesses d’une nouvelle année”, explique The Spinoff, basé à Auckland.

Promis depuis 2020 par le Parti travailliste néo-zélandais à la communauté maorie, un peuple polynésien autochtone de Nouvelle-Zélande, c’est en avril dernier que le projet de loi pour établir un jour férié national à l’occasion du Matariki a été accepté.

Travaux de recherche

La reconnaissance de cette fête est due en majeure partie aux travaux de Rangi Matamua, un chercheur et professeur d’astronomie, raconte The Spinoff. Alors qu’il est à l’université, dans les années 1990, un regain d’intérêt pour le Matariki se fait sentir. Après avoir découvert, “caché dans un placard”, un manuscrit de 400 pages sur le sujet, écrit en 1800 par un ancêtre maori de son grand-père, le chercheur passe une vingtaine d’années à enquêter et à voyager à travers le pays pour mieux comprendre les coutumes maories.

En plus d’avoir réalisé un plaidoyer solide pour l’adoption de cette fête au calendrier néo-zélandais, le professeur est aussi très présent sur les réseaux sociaux, anime des Live et discute de tout, “de la date du Matariki à la décolonisation de nos représentations du temps”, afin de populariser cette fête encore mal connue dans le pays. “Sa passion pour le matauranga (le savoir traditionnel maori) est communicative, et son sens de l’humour contribue à rendre accessible et fascinant ce sujet par beaucoup méconnu”, écrit le média néo-zélandais.

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