Une nouvelle structure énigmatique découverte dans le noyau de la Terre

Laurent Sacco, Journaliste
·2 min de lecture

La structure de la Terre est probablement presque aussi connue aujourd'hui du grand public que la structure du Système solaire mais comment les géophysiciens ont-ils pu la déterminer ? Il se trouve que si les astronomes et les astrophysiciens ont disposé des ondes lumineuses pour découvrir le Système du monde d'abord avec leurs yeux puis avec lunettes et télescopes, les géologues et les géophysiciens ont eux aussi leurs instruments, les sismomètres.

Leur lumière à eux, ce sont les ondes sismiques et pour comprendre de quoi il en retourne il faut remonter à la théorie des ondes dans les milieux matériels gouvernées par les fameuses équations de Navier-Stokes. Elles ne s’appliquent pas qu’à des fluides, elles permettent de comprendre aussi les déformations et le comportement de milieux solides élastiques telles les roches de l’intérieur de la Terre.

On peut facilement montrer qu’elles impliquent l’existence de deux grands types d’ondes, les ondes de compression et les ondes transversales. Les premières, analogues des ondes sonores, résultent de la compression et de la dilatation des roches le long de la direction de propagation de ces ondes. Les secondes sont les analogues des vagues à la surface de l’eau et correspondent à des mouvements latéraux des solides le long de la direction de propagation. Ces ondes n’ont donc pas les mêmes caractéristiques et leurs vitesses de propagation, en plus de dépendre de la composition et de l’état des roches qu’elles traversent, ne sont pas les mêmes.

Du noyau à la graine de la Terre

Pour les sismologues, les ondes de compression issues d’un séisme arrivent les premières dans leurs sismomètres et sont appelées ondes P depuis les travaux du géologue et géophysicien britannique Richard Dixon Oldham. Plus lentes, les ondes transversales, dites S, arrivent ensuite. En analysant les données sismologiques collectées sur la planète, Oldham constate au début du XXe siècle que les ondes S ne sont jamais enregistrées aux antipodes d’un...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura