La Nouvelle-Orléans en fanfare avec le Hot 8 Brass Band

Libération.fr

Le dernier opus du groupe, en concert à Sète mardi, mêle les sons de la ville meurtrie.

Si on peut parfois - souvent ? - rester coi devant les fanfares de France et de Navarre, il est en revanche impossible de résister bien longtemps aux coïts ininterrompus des brass bands de La Nouvelle-Orléans. Là-bas, tout commence au son des cuivres rutilants et tout se termine au son des second lines, ces processions qui vous accompagnent jusqu’au cimetière. Il n’est pas rare d’y entendre des saillies bien senties sur l’état des lieux de cette ville qui, pour être tout à fait à part, îlot «afro-caribéen» au cœur des Etats-Unis, n’en est pas moins symptomatique des problèmes qui gangrènent la société nord-américaine. L’ouragan Katrina, en 2005, en fut le révélateur, tout comme les statistiques éloquentes du taux de pauvreté ou du nombre d’homicides qui en font de longue date le parangon d’une fracture sociale et raciale. Fondé en 1996 par le massif tubiste Big Benny, le Hot 8 - référence au Hot 7 d’Armstrong, qui fut roi zoulou lors du carnaval en 1949 - en porte les stigmates : plusieurs membres furent victimes de balles perdues, d’autres ont plongé dans la misère du crack, et certains ont dû s’exiler après Katrina. Autant de défis que ce brass-hop-band, un original mix de hip-hop, r’n’b et funk s’est donné pour mission de relever. «La priorité des priorités : remettre sur pied l’éducation, redonner une raison d’espérer et de vivre à ma communauté», insistait le chef de bande lors d’une fête célébrant l’intronisation d’Obama dans son social club. Neuf ans plus tard, cette autre créole compagnie qui s’appuie sur les cadences infernales de deux percussionnistes a su essaimer son message, sur disques (dont un terrible Rock With the Hot 8 qui mixait Sexual Healing de Marvin Gaye au What’s My Name de Snoop Doggy Dogg), à la télé (Treme), et plus encore sur scène, leur terrain de jeu. Car c’est bien là, On the Spot pour paraphraser l’expression qui sert de titre à leur récent opus, (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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