Une nouvelle loi pour réduire l'empreinte environnementale du numérique en France

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De 2 % actuellement, l’impact du numérique pourrait passer à 7 % des émissions de gaz à effet de serre en France en 2040, soit 24 millions de tonnes équivalent carbone. Ces chiffres, issus du rapport de la mission d'information sur l'empreinte environnementale du numérique, mettent en lumière l’urgence d’instaurer une vraie stratégie publique transversale pour que les gains environnementaux induits par la transition écologique ne soient pas vains.

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D’où l’intérêt de la promulgation le 15 novembre 2021 de la loi visant à réduire l'empreinte environnementale du numérique en France qui, si elle est critiquée par certains de ne pas aller assez loin dans ses intentions, posent quelques bases fondamentales.

La sobriété numérique dans les programmes scolaires

Première mesure phare : l’éducation. Comme le soutenaient de nombreuses voix, comme celle de Florent Ducos, de 50 Partners Impact, ou encore de Maxime Loubar, de Wyes, la sensibilisation à la sobriété numérique doit s’apprendre dès le plus jeune âge. Les trois premiers articles du texte modifient donc le Code de l’Éducation pour inclure une sensibilisation aux enjeux environnementaux des outils numériques et à la sobriété numérique.

Cela concerne les élèves du primaire et du secondaire, pour lesquels une formation sur le numérique existe déjà, mais aussi les étudiants des cursus d’ingénieur, qui suivront à partir de la rentrée 2022 « un module relatif à l’écoconception des services numériques et à la sobriété numérique ». Reste à en définir le contenu, tant le champ de l’écoconception est large pour réduire la quantité des ressources informatiques, du green code à la fin des bloatware, ces logiciels préinstallés qui prennent de la place inutilement.

En France, le taux de renouvellement des smartphones est en moyenne de 20 mois. © andreahuyoff, Pixabay
En France, le taux de renouvellement des smartphones est en moyenne de 20 mois. © andreahuyoff, Pixabay

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