Nouvelle interruption des négociations en Guyane, après une proposition de la ministre Ericka Bareigts

Anthony Berthelier
Nouvelle interruption des négociations en Guyane, après une proposition de la ministre Ericka Bareigts

POLITIQUE - Nouvelle interruption. Après avoir remis aux quelques dizaines de membres présents un document actant notamment le plan d'urgence proposé avec le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl mais "ajusté après les discussions que nous avons eues samedi soir", Ericka Bareigts a expliqué devant la presse être "dans un temps un peu rapide mais nécessaire".

"Il faut absolument que nous puissions graver dans le marbre le travail que nous avons engrangé ensemble. Je dois donc être auprès du Premier ministre, avant la réunion avec mes collègues ministres du gouvernement mercredi, pour entériner tout ce travail que nous avons fait" sans quoi il "n'aura servi à rien", a-t-elle affirmé.

Blocage sur la santé et l'éducation

"Toutes les questions sectorielles (agriculture, mines, etc) ont trouvé une issue", avait expliqué plus tôt Gauthier Horth, entrepreneur membre de la délégation. Des groupes de travail avaient été mis en place, auxquels la ministre ou ses conseillers avaient rendu visite séparément. "Mais dès qu'on touche aux questions transversales, comme la santé ou l'éducation, ça bloque", a-t-il ajouté, se disant toutefois "optimiste" car "c'est nécessaire", le mouvement ayant suscité "des attentes énormes auprès de la population".

Lire aussi: Face à la crise en Guyane, le gouvernement débloque "un milliard d'euros"

Samedi 1er avril, Ericka Bareigts et le ministre de l'Intérieur ont pris une trentaine d'engagements au nom de l'État, pour plus d'un milliard d'euros, notamment dans l'éducation (400 millions d'euros) et la santé (85 millions d'euros) mais aussi la sécurité et la justice.

"Le gouvernement a entendu les aspirations et les demandes des Guyanais", avait estimé Matthias Fekl, avant de s'envoler samedi vers la métropole. Il avait listé une série de "décisions fermes et sans appel" devant une délégation d'une cinquantaine de Guyanais et affirmé que les 428 revendications avaient été "passées en revue, expertisées".

Mais le collectif "Pour la...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post



En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages