La nouvelle Constitution va-t-elle vraiment changer l'Algérie?

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Les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Celles que contient la nouvelle version de la Constitution algérienne, sur laquelle 25 millions d'électeurs sont invités à se prononcer dimanche par référendum, sont en théorie très belles. Le préambule évoque ainsi une "Algérie nouvelle". Le texte fait aussi une référence au Hirak, cette révolution pacifique qui a déboulonné l'ancien président Abdelaziz Bouteflika et cherche encore à se débarrasser du vieux système au pouvoir, promettant de prendre en compte les doléances qu'il exprime.

Faut-il y accorder du crédit? "Au vu de la campagne, c'est très difficile, explique Pierre Vermeren, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 et spécialiste du Maghreb. Elle s'est déroulée sur fond de répression. Officiellement en raison de la pandémie, le pays est bouclé depuis sept mois. La liberté de la presse est constamment entravée, les journaux interdits."

Une gérontocratie au pouvoir

Pas de quoi, donc, espérer un bouleversement des règles avec cette énième révision de la loi fondamentale, Bouteflika l'ayant déjà fait à trois reprises. Le nombre maximal de mandats du chef de l'Etat passerait à deux, mais le texte maintient un régime présidentialiste : c'est le président qui continuera à nommer les ministres, un tiers du Sénat, les préfets, les magistrats… Quant à l'armée, la gardienne du temple, elle voit ses prérogatives renforcées.

 

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