Nouvelle Constitution en Haïti: des grandes lignes, faute de texte définitif

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La situation sécuritaire reste très précaire en Haïti où les enlèvements crapuleux sont quotidiens. Les rafales de tirs qui résonnent ces derniers jours dans plusieurs quartiers défavorisés de la capitale laissent supposer des affrontements entre groupes armés non identifiés. Dans ce contexte difficile, le pouvoir poursuit son travail de réforme constitutionnelle. Le comité en charge de l’écriture d’une nouvelle Constitution a présenté vendredi les grandes lignes du projet.

Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

Le texte définitif de la potentielle future Constitution d’Haïti n’est toujours pas disponible mais d’importants changements ont finalement été rendus publics. Pour éviter les longues tractations entre l’exécutif et le Parlement, il ne serait plus question pour le pays d’avoir de Premier ministre.

Sur le modèle étasunien, le président serait élu avec un vice-président et ensemble ils dirigeraient l’équipe gouvernementale. Autre changement de taille : le Parlement n’aurait plus qu’une seule chambre, le Sénat serait supprimé. Aussi, la pluri-nationalité serait inscrite dans la Constitution, ce qui permettrait aux descendants d’Haïtiens de voter et même de prétendre à des postes électifs.

Le détail de ces possibles modifications de la vie politique haïtienne devrait être connus dans les prochains jours. Le pouvoir table toujours sur l’organisation d’un référendum le 25 avril alors que la poursuite du mandat du président au-delà de ce 7 février fait plus que jamais débat et que l’insécurité bat son plein à travers le pays.

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