Nouvelle-Calédonie: la victoire indépendantiste relance-t-elle le suspense sur le référendum?

Jade Toussay
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Deux bulletins de vote lors du référendum d'octobre 2020 en Nouvelle-Calédonie (Photo: Photo by THEO ROUBY/AFP via Getty Images)
Deux bulletins de vote lors du référendum d'octobre 2020 en Nouvelle-Calédonie (Photo: Photo by THEO ROUBY/AFP via Getty Images)

OUTRE-MER - Les indépendantistes calédoniens n’ont jamais eu autant de pouvoir depuis près de 50 ans. L’élection ce mercredi 17 février d’un gouvernement majoritairement indépendantiste arrive à un moment crucial - à l’échelle locale comme nationale - alors que se profile la question d’un troisième référendum pour statuer sur l’indépendance de l’archipel.

A l’issue du conseil des ministres, Gabriel Attal a, au nom du gouvernement, “salué” les résultats de l’élection en Nouvelle-Calédonie, affirmant que “quelque soit sa composition”, la porte de l’Etat lui “reste plus que jamais ouverte”.

Une bonne volonté affichée mais obligatoire, quand on connaît l’enjeu: à partir du 4 avril prochain, le Congrès calédonien pourra demander à l’Etat d’organiser un troisième et ultime référendum d’ici à 2022 sur l’indépendance dans le cadre de l’accord de Nouméa.

La tenue d’un référendum plus que probable

Dans l’accord conclu en 1998, la Nouvelle-Calédonie peut demander jusqu’à trois référendums pour statuer sur son indépendance. Pour ce faire, la demande doit venir au minimum d’un tiers des élus du Congrès au minimum, soit 18 sièges. Les indépendantistes du FLNKS avaient d’ores et déjà annoncé qu’ils le feraient, tandis que les non-indépendantistes plaident pour une “solution négociée”.

Depuis les élections du Congrès en 2019, la tenue de ce référendum est de moins en moins hypothétique: les indépendantistes n’y sont pas major...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.