La Nouvelle-Calédonie submergée par "un sentiment général de colère et d'injustice"

Alors que l'Assemblée nationale a adopté dans la nuit de mardi à mercredi la révision constitutionnelle réformant le corps électoral propre au scrutin provincial en Nouvelle-Calédonie, les émeutes se sont poursuivies pour la deuxième nuit consécutive sur l'archipel du Pacifique, donnant lieu à plusieurs dizaines d'interpellations et au décès de trois personnes. Pourquoi ce projet de réforme attise-t-il la colère ?

Incendies, pillages et échanges de tirs : à Nouméa, capitale de la Nouvelle-Calédonie, les violences ont repris de plus belle dans la nuit du 14 mai au 15 mai, malgré le couvre-feu mis en place. Les émeutes ont éclaté lundi à l'occasion du vote à l'Assemblée sur le projet de réforme constitutionnelle visant à élargir le corps électoral propre aux élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, décriée par les indépendantistes.

Depuis 1998, en vertu de l’accord de Nouméa, seuls les natifs et les résidents de longue date peuvent prendre part à ce scrutin, ainsi qu'aux référendums, afin de préserver l'équilibre entre la population kanake - autochtone de l'archipel - et les nouveaux arrivants venant de France métropolitaine.

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