Nouvelle-Calédonie: pas de référendum sur le futur cadre juridique mi-2023

Le ministre délégué chargé des Outre-mer, Jean-François Carenco, a déclaré lundi qu'il n'y aurait pas de "référendum de projet" mi-2023 afin de valider un nouveau cadre juridique du territoire, comme promis par son prédécesseur Sébastien Lecornu.

"On peut pas dire: +Je viens écouter au nom de M. Darmanin, Mme Borne et du président de la République+ et dire +c’est comme ça+ (...). Non, il n'y aura pas de référendum de projet là (...) en juillet/septembre 2023", a déclaré M. Carenco, interrogé sur la chaîne locale Calédonia.

L'ancien ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, avait promis un "référendum de projet" pour juin 2023, afin de valider un nouveau cadre juridique du territoire.

Cependant, depuis le référendum remporté par les partisans de la France fin 2021 mais boycotté par les indépendantistes, les discussions entre les partenaires de l'accord de Nouméa sont au point mort.

Le calendrier paraissait d'ailleurs difficile à tenir, les indépendantistes ayant décidé de ne pas se rendre au comité des signataires, instance de suivi de l'accord de Nouméa, souhaité par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin en septembre-octobre. Ils avaient également rappelé à la veille de la visite de M. Carenco, qu'ils ne discuteraient que "sur la date de la pleine souveraineté et le droit à la décolonisation".

Un retour rapide des indépendantistes autour de la table des négociations semble d'autant plus compromis que le mouvement indépendantiste FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste) traverse actuellement une phase de turbulences, en raison d'un désaccord entre ses deux principales composantes, le Palika et l'Union calédonienne sur la place à accorder au parti communautaire l'Eveil océanien, qui défend les intérêts de l'importante communauté wallisienne du territoire.

Jean-François Carenco, dont la lettre de mission donnée par le président de la République, est "de renouer les fils du dialogue" avait indiqué avant son départ en Nouvelle-Calédonie pour une visite de cinq jours que le "dialogue prendrait le temps qu’il faut".

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