Nouvelle-Calédonie: libération de deux indépendantistes accusés d’avoir joué un rôle dans les émeutes

La Cour d’appel de Nouméa a rejeté les demandes de remise en liberté de cinq militants indépendantistes accusés d’avoir joué un rôle dans les récentes émeutes sur l’archipel, dont le chef de la CCAT. La requête a toutefois été acceptée pour deux mises en cause, assignées à résidence en métropole pendant six mois.

La cour d'appel a ordonné vendredi 5 juillet la remise en liberté sous contrôle judiciaire de Frédérique Muliava, la directrice de cabinet du président du congrès de Nouvelle-Calédonie, et de Brenda Wanabo, chargée de communication de la CCAT.

Me Calmet n’en revient pas, la cour d’appel de Nouméa vient de prononcer la libération de sa cliente. Incarcérée en métropole, à 17 000 kilomètres de chez elle, en même temps que huit autres militants indépendantistes, la jeune femme est placée sous contrôle judiciaire avec une autre militante. « Les deux femmes ont été placées sous bracelet électronique en métropole dans le cadre d'une assignation à résidence pour une durée de six mois avec un certain nombre d'obligations et notamment une interdiction de contact et une interdiction de parler de ce dossier dans la presse, explique Me Calmet au micro de notre correspondante à Nouméa, Charlotte Mannevy. Nous, c'était le combat qu'on menait, expliquer que la détention, notamment de Madame Wanabo, n'était pas justifiée et qu'elle devait être placée sous bracelet électronique. Ces personnes-là n'ont jamais appelé à la violence ; que Brenda soit placée sous bracelet électronique, c'est une première victoire et on ne peut que s’en réjouir. »

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