Nouvelle-Calédonie : les indépendantistes deviennent majoritaires au gouvernement

Parmi les 11 membres du nouveau gouvernement de Nouvelle-Calédonie, élu mardi 16 février, six sont en faveur de l'indépendance. C'est un nouvel épisode de l'histoire mouvementée entre l'île et la métropole. Pour comprendre les enjeux, il faut remonter au 22 avril 1988, quand un commando indépendantiste armé attaque une gendarmerie avant de se retrancher dans une grotte. Pendant 13 jours, 15 gendarmes sont retenus en otage. L'assaut, donné le 19 mai, fait 19 morts parmi les indépendantistes et deux parmi les militaires. Prochain référendum en 2022 Après le drame, Michel Rocard, tout nouveau Premier ministre, se rend sur place et pose la première pierre des négociations. Le 26 juin 1988, les accords de Matignon sont signés et c'est le retour à la paix civile. Dix ans plus tard, en 1998, Lionel Jospin signe les accords de Nouméa et valide ainsi l'organisation de plusieurs référendums sur l'autodétermination de l'île. Depuis cette date, deux scrutins ont eu lieu. À chaque fois, c'est le "non" à l'indépendance qui l'a emporté. Mais l'écart se resserre. Le prochain vote doit avoir lieu en 2022, et, cette fois, les indépendantistes seront aux manettes.