Nouvelle-Calédonie : une histoire chahutée par les clivages entre kanaks et anti-indépendantistes

Le 26 juin 1988, Michel Rocard, alors Premier ministre, s'adresse aux Calédoniens. Christian Blanc, l’artisan du dialogue entre les indépendantistes et les loyalistes, est à ses côtés. “Reprenez espoir, une page nouvelle va pouvoir s’écrire, non pas par les armes, mais par le dialogue", déclare alors Michel Rocard. Sa prise de parole intervient après quatre années de violences dans l’archipel français et quelques semaines après une prise d’otages sanglante, à Ouvéa.Le non l’emporte de justesse en 2020 Peu après, il est décidé d’organiser un référendum sur l’indépendance et les accords de Matignon sont signés. Le processus de réconciliation ne s’arrêtera plus, avec la tenue de deux référendums sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. En 2020, le non l’emporte de peu, avec 53,26% des voix. Deux ans plus tôt, le camp des loyalistes était à plus de 56%. Un troisième et dernier référendum doit encore avoir lieu en 2022, un vote qui pourrait réveiller une nouvelle fois les clivages entre les communautés kanak et les anti-indépendantistes.