Nouvelle-Calédonie: deux indépendantistes écroués à Nouméa sur fond de reprise des violences

Alors que la Nouvelle-Calédonie connaît un regain de tension depuis que des figures indépendantistes ont été transférées au cours du week-end vers la métropole pour y être incarcérées, la justice a décidé ce mardi 25 juin d'écrouer deux autres militants pro-indépendance sur place, à Nouméa, dans ce qui s'apparente à un geste d'apaisement, estiment leurs avocats.

Depuis le transfèrement vers l'Hexagone de sept militants indépendantistes dans la nuit de samedi à dimanche, les violences ont repris : ce mardi, une école a été brûlée, un commissariat saccagé en banlieue de Nouméa ; plus au nord, à Bourail, deux docks ont été incendiés selon le maire qui signale aussi des échanges de tirs.

Lors d'un point presse associant la plupart des mouvements indépendantistes, le secrétaire général de l'Union calédonienne, Dominique Fochi, a fustigé les « pratiques coloniales » de Paris, dénonçant les « déportations » de ceux qu'il considère comme des « prisonniers politiques ».

Ces sept militants ont été transférés, dont Christian Téin, le porte-parole de la Cellule de coordination des actions de terrain, accusée d'avoir fomenté les émeutes, ce que ce mouvement réfute. Au total, 11 indépendantistes avaient été arrêtés mercredi, puis mis en examen pour « complicité de tentative de meurtre » et «vol et destruction en bande organisée notamment».

Du côté loyaliste, le député Renaissance sortant s'inquiète d'une situation « plus tendue que jamais. »

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