Nouvelle-Calédonie : la date contestée du 12 décembre "n'est pas le choix d'un camp contre un autre"

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La décision du gouvernement ne plaît pas à tout le monde en Nouvelle-Calédonie. Vendredi, l'Etat a annoncé le maintien au 12 décembre du référendum d'autodétermination. Si ce choix est salué par les partisans du maintien dans le giron français, les indépendantistes, eux, s'y opposent, évoquant notamment la situation sanitaire dans l'archipel, où l'épidémie de Covid-19 continue de sévir. Et ces derniers ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils ne respecteraient pas le résultat du scrutin, et appellent à la "non-participation". Invité dimanche d'Europe 1, le ministre des Outre-Mer Sébastien Lecornu est revenu sur cette controverse, et assure que ce maintien n'est pas le choix d'un camp contre un autre. 

"La non-participation est un droit en démocratie", rappelle le ministre au micro de Jean-Pierre Elkabbach. "Est-ce que je me réjouis de cette situation ? La réponse est non", poursuit-il. "Est-ce qu'il y aura un impact juridique ? La réponse est non. Dans notre droit, il n'y a pas de vote obligatoire, donc le fait de ne pas participer n'emportera pas de toute sur la sincérité juridique du vote."

"Si les loyalistes avaient demandé le report, il y aurait eu vote quand même"

Mais, ajoute Sébastien Lecornu, "est-ce qu'il faudra regarder l'implication politique de cette non-participation ? La réponse est oui". "Ce n'est pas parce qu'une des deux parties demande le report d'une date fixée qu'on peut le faire", dit encore l'invité d'Europe 1. "Mais ce n'est pas le choix d'un camp contre u...


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