Nouvelle-Calédonie: départ du chef de la gendarmerie, condamné pour violences conjugales

·2 min de lecture
Le nouveau commandant de la gendarmerie en Nouvelle-Calédonie relevé de ses fonctions

 - Diarmid COURREGES © 2019 AFP
Le nouveau commandant de la gendarmerie en Nouvelle-Calédonie relevé de ses fonctions - Diarmid COURREGES © 2019 AFP

Le nouveau commandant de la gendarmerie en Nouvelle-Calédonie, dont Mediapart avait révélé sa condamnation en 2020 pour violences conjugales, a été relevé de ses fonctions à sa demande, a indiqué ce vendredi le ministère de l'Intérieur, dans un communiqué consulté par BFMTV.

Dans ce communiqué, Beauvau annonce qu'à la demande de Gérald Darmanin, le Directeur général de la gendarmerie nationale a échangé avec le colonel Eric Steiger, commandant la gendarmerie pour la Nouvelle-Calédonie, "au sujet de sa situation personnelle". Ce dernier "a choisi de demander à être relevé de ses fonctions en Nouvelle-Calédonie".

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin "a pris acte de cette décision" et un nouveau commandant sera "prochainement désigné", poursuit le texte.

Le colonel demande à être appelé "à de nouvelles fonctions"

Dans une lettre adressée à Gérald Darmanin consultée par l'Agence France-Presse (AFP), le colonel dénonce une enquête "exclusivement à charge" de Mediapart, "sans m'offrir aucun droit de réponse".

Le site d'informations a donné la parole dans son article à son avocat Thibault de Montbrial, qui a notamment expliqué que son client n'était pas un "cogneur de femmes".

"Je ne souhaite pas que les attaques contre ma personne puissent conduire à douter de l'engagement de l'Etat et de l'engagement de la gendarmerie dans la lutte contre les violences intrafamiliales", poursuit-il dans son courrier pour justifier sa demande d'être appelé à "de nouvelles fonctions en dehors de la Nouvelle-Calédonie".

Darmanin interpellé par plusieurs élus

Plusieurs élus avaient interpellé jeudi Gérald Darmanin pour obtenir le remplacement du haut-gradé, lui rappelant qu'il avait récemment assuré que "tout gendarme condamné pour violences conjugales ne devait plus être en contact avec le public".

Ces réactions faisaient suite à la révélation mercredi par le site d'information Mediapart qu'Eric Steiger, nommé commandant de la gendarmerie en Nouvelle-Calédonie le 8 juillet, avait été condamné en mai dernier pour violences physiques et psychologiques sur son épouse.

Ce colonel de 48 ans avait écopé en première instance en février 2020 de six mois de prison avec sursis pour des violences commises entre novembre 2017 et juin 2018, avant de voir sa peine réduite en appel à 6000 euros d'amende par la cour d'appel de Paris.

Mediapart précisait que l'épouse d'Eric Steiger avait, dans sa plainte déposée en juin 2018, expliqué avoir été bloquée contre une armoire la tête violemment tordue et avoir été traitée "d'illettrée, saleté ou grosse conne".

Eric Steiger était arrivé en Nouvelle-Calédonie en août 2020 en qualité de commandant en second de la gendarmerie avant d'être promu.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles