Nouvelle-Calédonie: départ du chef de la gendarmerie, condamné pour violences conjugales

·2 min de lecture
Le nouveau commandant de la gendarmerie en Nouvelle-Calédonie relevé de ses fonctions

Le nouveau commandant de la gendarmerie en Nouvelle-Calédonie, dont des élus avaient demandé le départ après la révélation par Mediapart de sa condamnation en 2020 pour violences conjugales, a été relevé de ses fonctions à sa demande, a indiqué vendredi le ministère de l'Intérieur.

Après un entretien avec le directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) Christian Rodriguez, "le colonel (Eric) Steiger a choisi de demander à être relevé de ses fonctions en Nouvelle-Calédonie", écrit Beauvau dans un communiqué.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin "a pris acte de cette décision" et un nouveau commandant sera "prochainement désigné", poursuit le texte.

Dans une lettre adressée à Gérald Darmanin consultée par l'AFP, le colonel dénonce une enquête "exclusivement à charge" de Mediapart, "sans m'offrir aucun droit de réponse".

Le site d'informations a donné la parole dans son article à son avocat Thibault de Montbrial, qui a notamment expliqué que son client n'était pas un "cogneur de femmes".

"Je ne souhaite pas que les attaques contre ma personne puissent conduire à douter de l'engagement de l'Etat et de l'engagement de la gendarmerie dans la lutte contre les violences intrafamiliales", poursuit-il dans son courrier pour justifier sa demande d'être appelé à "de nouvelles fonctions en dehors de la Nouvelle-Calédonie".

Plusieurs élus avaient interpellé jeudi Gérald Darmanin pour obtenir le remplacement du haut-gradé, lui rappelant qu'il avait récemment assuré que "tout gendarme condamné pour violences conjugales ne devait plus être en contact avec le public".

Ces réactions faisaient suite à la révélation mercredi par le site d'information Mediapart qu'Eric Steiger, nommé commandant de la gendarmerie en Nouvelle-Calédonie le 8 juillet, avait été condamné en mai dernier pour violences physiques et psychologiques sur son épouse.

Ce colonel de 48 ans avait écopé en première instance en février 2020 de six mois de prison avec sursis pour des violences commises entre novembre 2017 et juin 2018, avant de voir sa peine réduite en appel à 6.000 euros d'amende par la cour d'appel de Paris.

Mediapart précisait que l'épouse d'Eric Steiger avait, dans sa plainte déposée en juin 2018, expliqué avoir été bloquée contre une armoire la tête violemment tordue et avoir été traitée "d'illettrée, saleté ou grosse conne".

Eric Steiger était arrivé en Nouvelle-Calédonie en août 2020 en qualité de commandant en second de la gendarmerie avant d'être promu.

alh/pa/dch

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles