Nouvelle-Calédonie : comment la crise du nickel aggrave les tensions politiques

Alors que l’état d’urgence a été levé lundi dans l’archipel, les émeutes contre l'élargissement du corps électoral, qui ont fait 7 morts entre le 14 et le 24 mai, ont entre autre accentué la crise de l’industrie du nickel, premier employeur de l’île, en difficulté depuis l'année dernière.

Qu’elle semble loin cette époque où la Nouvelle-Calédonie négociait avec Tesla. En 2021, l’usine de transformation de nickel de Prony Resources, dans le sud de l’île, avait signé un partenariat avec le constructeur américain de voitures électriques pour la fourniture de 42 000 tonnes de nickel sur plusieurs années.

La Nouvelle-Calédonie possède pourtant un quart des ressources mondiales de ce minerai rare et indispensable à la confection d’alliages inoxydables et de batteries électriques. Mais l'industrie phare du Caillou a été confrontée à la chute du cours du nickel, qui a perdu 45 % de sa valeur en 2023. Au début de l'année dernière, la tonne de nickel se négociait autour de 28 000 dollars sur le LME (London Metal Exchange) contre environ 16 000 dollars en décembre. Toujours en 2023, l'industrie a aussi été fragilisée par l’OPA réalisée par l’Indonésie sur le secteur en parvenant à dominer 50 % de la production. Les trois usines métallurgiques de Nouvelle-Calédonie, lourdement endettées, sont désormais au bord de la faillite.

Un coût de l’énergie trop élevé


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