L'État lance une vaste opération pour reprendre le contrôle en Nouvelle-Calédonie

L'État français est passé, dimanche, à l'offensive en Nouvelle-Calédonie pour tenter de "reprendre totalement la maîtrise" du territoire, après six morts en six jours d'émeutes. Une opération d'envergure des gendarmes a commencé par dégager la route entre Nouméa et l'aéroport international de l'archipel.

Emmanuel Macron a convoqué un nouveau Conseil de défense, lundi 20 mai, à 18h30, pour tenter de trouver une issue à la crise sécuritaire et politique qui mine la Nouvelle-Calédonie, après une semaine d'émeutes en réaction à une réforme du corps électoral décriée par les indépendantistes.

Le chef de l'État avait déjà présidé un Conseil de défense mercredi consacré au territoire du Pacifique sud pour décider d'y instaurer l'état d'urgence, puis un deuxième jeudi à l'issue duquel son Premier ministre avait annoncé l'envoi massif de renforts de police et de gendarmerie.

Vendredi, Gabriel Attal avait reçu à Matignon des responsables parlementaires de tous bords pour un "échange" sur la crise, où la question d'une éventuelle prolongation de l'état d'urgence a été évoquée. L'Assemblée et le Sénat doivent en effet donner leur accord pour proroger cette mesure au-delà de douze jours, soit le 27 mai au soir.

Cris et détonations

Les autorités françaises ont affiché une volonté de rétablir l'ordre "quoi qu'il en coûte", comme l'a martelé dimanche le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Louis Le Franc.

Avec AFP


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