Nouvelle-Calédonie: après une semaine d'émeutes, le président Macron pressé de temporiser

Après une semaine d'émeutes meurtrières qui ont fait 6 morts en Nouvelle-Calédonie, l'État français tente de rétablir l'ordre en mobilisant plus de 2 000 policiers et gendarmes. Si le premier objectif, c'est la fin des violences, la réponse politique se prépare également en coulisses. Que ce soit à droite, à gauche ou dans la majorité, des voix pressent l'exécutif de temporiser, mais tous ne sont pas d'accord sur l'avenir de la réforme du corps électoral, qui a embrasé l'archipel.

Les plus radicaux, ce sont les quatre présidents des régions ultramarines : Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion. Pour eux, il faut retirer immédiatement la réforme. Un préalable, selon eux, à la reprise d'un dialogue. Un report du Congrès, plutôt qu'un abandon, pour laisser place à une mission de dialogue en vue d'un éventuel accord entre indépendantiste / loyalistes, c'est ce que défend la gauche. Mais aussi, des cadres de la majorité présidentielle, comme la présidente de l'Assemblée Nationale, Yaël Braun-Pivet.

À l'extrême droite, le Rassemblement national, dont les députés ont pourtant voté la réforme, plaide désormais pour donner des perspectives à long terme aux indépendantistes. Marine Le Pen évoquait en fin de semaine un possible quatrième référendum dans 40 ans.

Éric Ciotti rejette toute temporisation

Seule exception, le patron des Républicains, Éric Ciotti, rejette toute logique de temporisation. Selon lui, les délais de six mois prévu dans le texte pour un accord global est suffisant. Au sein du gouvernement pour l'instant, silence radio, et de nombreuses questions. Officiellement, le Congrès doit se tenir fin juin à Versailles, à moins d'un improbable accord.


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