Une nouvelle bourse pour l'ethnologie et le patrimoine

Julie Chaizemartin
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Une nouvelle bourse pour l'ethnologie et le patrimoine

Relief provenant du site de l’ancienne cité fortifiée d’Hatra en Iraq : ce relief était conservé au musée de Mossoul et a été détruit en février 2015 lors du saccage du musée par les islamistes. Il est ici reconstitué virtuellement grâce à la technique de la photogrammétrie utilisée par les volontaires du Projet Mossoul consacré à la numérisation du patrimoine culturel irakien. Crédit: Projectmosul.org

A l'heure où l'état des lieux des grands sites archéologiques du Moyen-Orient se fait de plus en plus désolant, plusieurs questions se posent, plusieurs pistes s'ouvrent pour tenter d'enrayer la destruction systématique des trésors archéologiques du patrimoine mondial, victimes impuissantes des guerres et du terrorisme. Il semble en effet que l'inscription des sites sur la liste du patrimoine mondial en péril – créée pour protéger les sites menacés par les guerres ou les catastrophes naturelles - ne suffise plus. Hatra, Khorsabad, Ninive, Damas, Mossoul, Nimrud, Palmyre... des légendes millénaires s'effacent sans que la communauté internationale ne puisse agir à temps. Récemment, la presse a largement relayé le constat photographique d'une équipe de l'AFP qui a pu entrer sur le site de Nimrud, repris aux mains de Daesh le 13 novembre dernier par les forces irakiennes. Du joyau assyrien, il ne reste plus rien. Les grandes statues de taureaux ailés à face humaine, emblématiques de la splendeur passée de la cité antique, ont présenté un visage saccagé, détruit, à coups de bulldozers ou de mortiers.

Alors que faire face à ces dommages irréversibles ? C'est ici que les nouvelles technologies permettant de faciliter et de perfectionner les relevés archéologiques s'avèrent être une aide précieuse et de plus en plus nécessaire. Sans oublier les recherches scientifiques, qu'elles soient archéologiques, historiques, artistiques ou ethnologiques, qui prennent tout leur sens dans un contexte aussi inquiétant dans le domaine de la préservation du patrimoine culturel. Ainsi, de la grande exposition Sites éternels. de Bâmiyân à Palmyre, voyage au coeur des sites du patrimoine universel qui ouvrira ses portes le 14 décembre prochain et dont l'intérêt sera de présenter une véritable immersion au coeur des grands sites syriens et irakiens touchés par la guerre grâce au travail de prise de vue scientifique réalisé par la start-up française Iconem, dont le drone ultra performant,...

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