Nouvel An sanglant lors d’une attaque contre une prison mexicaine : 17 morts

El Diario de Juárez

L’attaque a eu lieu à l’aube, à 6 h 10 du matin, contre la prison Cereso 3, à Ciudad Juárez, la ville la plus peuplée de l’État fédéral de Chihuahua, ville frontière avec El Paso, de l’État américain du Texas. Des hommes armés sont arrivés dans la prison, profitant des premières visites matinales, dans des véhicules blindés et ont ouvert le feu sur les gardiens. Dernier bilan connu : 10 gardiens et 7 prisonniers tués, 27 évadés et 13 blessés.

“Ils organisent un massacre pour l’évasion des Mexicles”, titre, ce lundi 2 janvier, le plus grand quotidien de la ville, El Diario de Juárez, qui précise que toute l’attaque a eu lieu en dix minutes et avait été précédée par d’autres attaques dans la ville pour faire diversion. Selon un responsable des forces de police municipales, repris par El Diario de Juárez :

“L’’action avait été minutieusement préparée.”

Objectif : libérer le leader du groupe

Le groupe des Mexicles est le bras armé et l’allié à Ciudad Juárez du célèbre cartel de Sinaloa, l’un des plus puissant du pays actuellement et qui tire son nom de l’État situé au sud-ouest de Chihuahua.

L’objectif de l’opération, qui a choqué le Mexique, était apparemment la libération du leader des Mexicles, Ernesto Alfredo Piñón de la Cruz, dit “El Neto”, qui purgeait une peine de deux cents ans de prison pour de nombreux crimes. En revanche, le bras droit d’“El Neto”, “El Chilín”, fait partie des personnes tuées par les forces de l’ordre lors de l’attaque, toujours selon El Diario de Juárez.

Même si elles n’atteignent pas toujours ce degré de violence, les mutineries et les attaques pour libérer des prisonniers font partie du quotidien au Mexique, un pays qui enregistre en moyenne 100 morts violentes par jour depuis plusieurs années.

Dans un billet d’opinion titré “Aube rouge à Juárez”, le grand quotidien de la ville écrit :

“Personne ne doit fuir sa responsabilité dans ce fait tragique, en premier lieu le gouvernement de l’État et le gouvernement fédéral. Au lieu de se rejeter la faute ou de faire l’autruche, ils feraient mieux de résoudre le problème de la surpopulation carcérale et du transfert des détenus dangereux.”

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