Nouvel An : les petits producteurs ont la cote

En cette fin d’année, l’embellie du premier confinement pour les circuits courts se confirme. "À cause du Covid, on vient plus chercher des produits de proximité", témoigne une acheteuse pour France Télévisions, alors qu’une autre assure qu’elle "essaye de privilégier les commerçants locaux". Ces clients, fidèles, ont souvent des convictions profondes. "Il faut se faire à l’idée qu’il faut prendre ce qui est à disposition, et ne pas vouloir toujours des choses qui ne sont pas accessibles et aller les chercher à l’autre bout de la planète", commente un client.Circuits courtsUn gérant de magasin ne dit pas le contraire. 98% de ses produits proviennent d’Occitanie. Même ses kumquats, d’ordinaire importés d’Asie, sont des Pyrénées-Orientales. Pour le réveillon, il lui reste du chapon gascon, quelques dindes, de l’oie de Toulouse… "Avec le confinement, il y a environ 10% de clients en plus qui se sont intéressés aux circuits courts", témoigne-t-il. Avec une galette des rois artisanale à la violette de Toulouse vendue 18 euros, les prix sont certes un peu plus élevés, mais les producteurs y trouvent de nouveaux débouchés. Pascal Dambach, producteur de porcs noirs bio à Boussan (Haute-Garonne), ne se plaint pas : depuis Noël, ses stocks sont vides. "À partir de mi-novembre, on a eu beaucoup de commandes pour la fin d’année. Et c’est vrai que ce regain d’intérêt pour le porc noir, c’est du jamais-vu", assure ce dernier.