Nouvel An hindou. En Inde, haro sur les sorciers massacreurs de chouettes

The Indian Express (Bombay)
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Dans la région forestière de l’Uttarakhand, les adeptes de magie noire braconnent le rapace pour réaliser des sacrifices et obtenir des dieux la prospérité, à l’occasion de la fête annuelle de Divali.

L’Inde célèbre samedi 14 novembre Divali, le festival annuel des lumières, qui commémore le retour du dieu Rama et de son épouse Sita dans leur ville d’Ayodhya. Mais en ce dernier jour de l’année du calendrier hindou, tout le monde n’est pas à la fête.

Ainsi, dans l’Etat himalayen de l’Uttarakhand (« le pays du nord », en sanskrit), les chouettes vivent un véritable cauchemar, indique l’Indian Express :

En cette saison, ces oiseaux de proie nocturnes, connus pour leur timidité, sont chassés en grand nombre à l’aide de pièges, pour servir les caprices des sorciers et des pratiquants de magie noire qui les utilisent pour effectuer des sacrifices occultes.”

Dans l’extrême nord du sous-continent, où les forêts abondent, “on trouve plus de deux douzaines d’espèces de chouettes”. Cette année, le service administratif des forêts a lancé “une alerte générale dans la région”, les autorités publiques ayant décidé d’accroître leur vigilance “afin de confondre les braconniers”.

Adeptes de magie noire

Alors que Divali est marqué traditionnellement par trois jours fériés permettant aux familles de se rassembler, les congés des personnels de terrain de l’Uttarakhand ont été annulés. “Il leur a été demandé d’augmenter les patrouilles et d’activer leurs réseaux d’informateurs dans et autour des forêts, dans le but de repérer toute activité suspecte”, précise le journal.

Les adeptes de magie noire prennent pour alibi la nuit du Nouvel An hindou pour exécuter les chouettes “dans le but d’apaiser la déesse Lakshmi (l’épouse de Vishnu), dont le rapace se trouve être le moyen de transport le plus fréquent”.

Paradoxal,

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