Avec son nouvel album "Hyperspace", Beck entre deux mondes

Yann Bertrand

Cela fait presque 30 ans qu'il mène sa propre barque, inlassablement, creusant sa carrière dans la multiplicité des genres sur lesquels il navigue, fort d'albums ayant marqué l'histoire - Odelay, Midnite Vultures... - et d'un statut assumé d'icône de la musique. Chaque disque de Beck reste donc un événement.

Cette fois, le Californien s'est adjoint les services d'un artiste au nom aussi ronflant que le sien, Pharrell Williams. L'idée : réaliser un album aussi spontané, direct, que le précédent, Colors, était dense, gonflé, difficile à comprendre. "Sur le précédent, on a passé beaucoup de temps, en cherchant une sorte de perfection technique à la Quincy Jones, ce qui nous a pris énormément de temps", avoue-t-il.

Je pense que j’ai été inspiré par le hip-hop moderne, qui semble très spontané, très direct.

Beck

Hyperspace, ce 14e album studio, célèbre toujours autant l'amour du mélange des genres. On ne sait jamais à quoi s'attendre ; cela a souvent été reproché à Beck, un artiste toujours en mouvement, libre, créatif, parfois lunaire, une sorte de trait d'union, finalement, entre différentes générations.

L’ancienne génération dit que c’était mieux avant et les jeunes considèrent la musique d’avant comme une antiquité dans laquelle ils ne se retrouvent pas ; moi je suis (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi