Nouveau variant détecté en Bretagne : "Un travail scientifique énorme à faire avant de pouvoir dire s'il est dangereux", explique un généticien

franceinfo
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Après la découverte d'un nouveau variant du coronavirus en Bretagne, le professeur Philippe Froguel, généticien et endocrinologue au CHRU de Lille, a appelé à la "prudence", mardi 16 mars sur franceinfo. Selon lui, "il y a un travail scientifique énorme à faire avant de pouvoir dire s'il est dangereux". Il explique qu'il a fallu "six mois" pour établir que le variant anglais était réellement plus contagieux et plus mortel.

Philippe Froguel se montre méfiant, disant ne pas souhaiter vivre "la catastrophe" à laquelle ont été confrontés les virologues anglais qui "ne se sont pas inquiétés".

franceinfo : C'est un variant de plus. Peut-il changer le cours de l'épidémie ?

Philippe Froguel : Je n'en sais rien mais les choses vont très vite. L'Agence régionale de santé de Bretagne a été un peu légère en disant que ce n'était pas dangereux. Heureusement, la Direction générale de la santé s'est montrée très inquiète hier soir et a dit qu'il fallait être prudent. Il a fallu six mois pour qu'on établisse réellement scientifiquement que le variant anglais était plus contagieux et plus mortel. Cela signifie qu'aujourd'hui, on ne peut rien dire sur ce variant breton.

Je suis un peu surpris qu'on dise qu'il ne se détecte pas dans un test PCR nasopharyngé. Il faut des études précises pour cela. En fait, il y a tout un travail scientifique absolument énorme à faire avant de pouvoir dire s'il est plus dangereux ou moins dangereux.

Que conseiller à des personnes testées négatives mais avec (...)

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