Des "pions-profs" qui pourraient faire cours à l'école ? Élèves et syndicats ne sont pas convaincus

franceinfo, Alexis Morel
Le projet de loi "pour une école de la confiance" débattu à l'Assemblée nationale envisage la création d'une nouvelle catégorie d'assistants d'éducation qui pourront exercer des fonctions pédagogiques, d'enseignement ou d'éducation.

"On aurait du mal à les prendre au sérieux", concession sans détour d'un lycéen. Comme certains de ses camarades, il ne voit pas d'un bon œil l'arrivée d'assistants d'éducation qui pourrait enseigner.

La mesure fait partie du projet de la loi "pour une école de la confiance", porté par Jean-Michel Blanquer et présenté et débattu lundi 11 et mardi 12 février à l'Assemblée nationale. Un texte très hétéroclite avec pour mesure principale l'abaissement de l'instruction obligatoire à trois ans, contre six ans aujourd'hui. Selon le texte, les assistants d'éducation pourront se voir confier des fonctions d'enseignement à condition de préparer les concours de recrutement, dès leur deuxième année de licence.

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"Ils seraient trop jeunes pour arriver à enseigner, parce que l'âge des surveillants et l’âge des élèves est souvent trop rapproché", précise un autre lycéen. Tous les "pions" ne sont pas visés par cette mesure. Elle s'adresse uniquement à des étudiants qui suivent des cours pour être professeur.

Les volontaires seront recrutés par l'Education nationale dès leur deuxième année de licence. Ils seront amenés progressivement à assurer quelques heures de cours contre rémunération, avant même de passer leur concours.

C'est finalement pour le ministère une manière de se constituer un vivier de remplaçants

Vincent Albert (Snes)

franceinfo

Un système appelé (...)

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