Un nouveau souffle pour traiter l'asthme sévère

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Alors que certains patients gravement touchés ne répondent pas aux traitements classiques, des biothérapies injectées une fois par mois permettent de bloquer l'emballement de l'inflammation. Mieux, elles ouvrent la voie à des traitements personnalisables.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - La Recherche n°891 daté mai 2021.

Une petite toux sèche, un essoufflement, l'impossibilité de respirer à fond… Autant de signes que les asthmatiques ne connaissent que trop bien. Mais parfois, rien, aucun symptôme. Si ce n'est la découverte fortuite, à l'auscultation, de sifflements typiques qui, eux, orienteront le diagnostic. Dans tous les cas, il s'agit pourtant bien d'asthme, du grec asthma ("respiration difficile"), dont la première description se trouve dans l'Iliade, le poème épique grec décrivant le siège de Troie. Si le souffle des asthmatiques devient court, c'est parce que la quantité d'air parvenant à leurs poumons est réduite à cause de plusieurs anomalies : une inflammation chronique locale, un épaississement des parois des bronches, le tout associé à un risque de bronchoconstriction, à l'origine des crises. Cette année encore, la journée mondiale qui a lieu ce 4 mai 2021 sera l'occasion de rappeler que 330 millions de personnes sont concernées dans le monde, dont près de quatre millions en France. "Or, il n'y a pas 'un' mais 'des' asthmes", prévient Cécile Chenivesse, pneumologue au centre hospitalier régional universitaire de Lille et membre du réseau national de recherche sur l'asthme sévère Crisalis (Clinical Research Initiative in Severe Asthma).

Les cellules activées diffèrent selon les malades

Léger, modéré, difficile, sévère : comme toujours, les nuances sont importantes, la maladie étant très hétérogène. Et si l'inflammation avec sa cascade complexe d'événements qui reste à décrypter dans son intégralité est présente chez tous les asthmatiques, on sait aujourd'hui que les cellules activées ne sont pas les mêmes chez tous les malades. Dans les cas d'asthme sévère (5 % des cas, environ 200.000 patients), il est devenu possible de connaître avec précision la voie spécifique de l'inflammation pour chaque malade. Intérêt : proposer, en fonction du profil inflammatoire, une thérapeutique personna[...]

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