Vers un nouveau site d'enfouissement radioactif dans l'est de la France

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Une étape importante a été franchie mardi pour la création à Bure, dans l'est de la France, d'un centre de stockage des déchets les plus radioactifs du parc nucléaire français, d'ici 2035-2040, un projet très contesté par les écologistes. L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a annoncé mardi avoir officiellement déposé auprès du gouvernement français sa demande, lançant une longue phase d'instruction par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). "C'est une étape importante", a salué Pierre-Marie Abadie, directeur général de l'Andra.

Le projet vise à enfouir, à 500 mètres sous terre, au moins 83.000 m3 des déchets les plus radioactifs du parc nucléaire français, d'ici 2035-2040. En cas de feu vert, la construction démarrerait vers 2027. L'instruction complète du dossier devrait durer "de l'ordre de cinq ans": une trentaine de mois pour la partie technique, une enquête publique vers 2026, avant le décret de création l'année suivante. Pour l'instant, le site est à l'état expérimental, avec un laboratoire creusé lui aussi à 500 mètres de profondeur depuis une vingtaine d'années.

Différents collectifs écologistes et anti-nucléaires s'opposent toutefois au projet et combinent occupation, manifestations et batailles juridiques.

Le Collectif contre l'enfouissement des déchets radioactifs (Cedra) a réagi mardi en estimant que "le gouvernement piétine la loi de 2015 fixant une réduction de la part du nucléaire".

Une solution temporaire ?

"Cacher ces déc...


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