Un nouveau service de transfert d’argent entre l’Europe et l’Afrique

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La filiale internationale du groupe bancaire panafricain, Ecobank, a officiellement lancé ce mercredi jeudi 12 novembre Rapidtransfer international. Il s’agit d’un service de paiement numérique entre l’Europe et l’Afrique. Le groupe bancaire vient ainsi bousculer un paysage jusque-là dominé par deux sociétés américaines. Ces transferts sont aujourd’hui très importants dans les économies africaines.

Le montant des transferts d’argent de la diaspora d’origine subsaharienne a dépassé depuis quelques années le montant de l’aide publique au développement. Il était de 46 milliards de dollars il y a deux ans, selon les données de la Banque mondiale.

Pour Ibrahima Diouf, le directeur général EcoBank International, il est possible d’expliquer cette augmentation du flux des transferts : « Un changement entre le virement social et le virement d’investissement, et l’investissement immobilier notamment. 45 milliards, ça ne peut pas être du virement social. Une bonne partie de ces transferts-là, c’est également pour financer l’accès à l’immobilier, l’accès à l’éducation, l’accès à la santé. »

Des taux attractifs

La diaspora finance donc aujourd’hui entre autres un certain nombre de centres de santé et d’écoles. Face à des concurrents comme les sociétés américaines Western Union et Moneygram, Rapidtransfer d’Ecobank veut réduire considérablement les coûts du transfert pour sa clientèle.

« Nous avons des taux attractifs. Mais du fait que nous avons un accès à l’ensemble des devises africaines, donc, cela nous permet d’avoir des coûts modérés par rapport à d’autres de nos concurrents qui justement viennent vers nous pour avoir cette possibilité de faire le change. Inévitablement, cela se répercute sur l’offre que nous pouvons proposer à nos clients », estime Guillaume Pambrun, responsable d’Africa Rapidtransfer.

Rapidtransfer International ne cible aujourd’hui que la diaspora africaine installée en Europe. Ecobank s’intéressera plus tard aux transferts envoyés du Canada et des États-Unis vers l’Afrique subsaharienne.