Nouveau record d’inflation en Europe en août

FABIAN BIMMER / REUTERS

C’est un nouveau record, le neuvième consécutif pour l’inflation dans la zone euro, qui s’établit à “9,1 % en août, selon les chiffres provisoires de l’Office statistique de l’Union européenne Eurostat portés par les prix de l’énergie”, rapporte CNBC mercredi 31 août. C’est un peu plus que les 9 % auxquels les économistes s’attendaient dans un sondage Reuters, alors que l’inflation avait déjà grimpé à 8,9 % sur un an à la fin de juillet, remarque le média économique américain.

Ce nouveau record vient “renforcer les craintes que la flambée des prix ne vienne miner l’économie et étayer les appels à la Banque centrale européenne pour qu’elle relève ses taux d’intérêt de manière plus agressive la semaine prochaine”, estime le Financial Times.

“Les retombées de l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont fait bondir les prix du gaz et de l’électricité à des niveaux record en Europe ces dernières semaines”, rappelle le quotidien économique britannique, entraînant la flambée du cours des engrais et des productions agricoles comme le blé. Cette nouvelle hausse des “prix de l’alimentation et de l’énergie devrait exacerber la crise du coût de la vie qui frappe les ménages et les entreprises dans les 19 pays de l’Union européenne”.

Un “énorme fardeau”

L’inflation est “un énorme fardeau pour de plus en plus de gens”, reconnaît le président de la banque centrale allemande, Joachim Nagel, pour qui les taux d’intérêt vont “sans doute augmenter ces prochains mois”, relève le quotidien libéral.

Mardi, l’Allemagne a été le premier grand pays de la zone euro à livrer ses chiffres pour le mois d’août. “L’inflation allemande s’est accélérée pour atteindre 8,8 % sur un an, son plus haut niveau depuis quarante ans”, notait dans un autre article le Financial Times.

Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, “c’est surtout l’énergie qui est devenue plus chère par rapport à l’année dernière, mais le prix de nombreux produits alimentaires a également continué à augmenter de manière significative, y compris le pain”. Holger Schmieding, l’économiste en chef de la banque Berenberg de Hambourg, commente :

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