Un nouveau récif corallien découvert en Australie et il est énorme

Julie Kern, Rédactrice scientifique
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C’est une découverte majeure que viennent de faire les scientifiques du Schmidt Ocean Institute, une fondation australienne qui œuvre pour la recherche océanographique. Grâce à un petit robot sous-marin appelé SuBastian, un énorme récif corallien a été mis au jour au nord de la Grande Barrière de Corail alors que ces écosystèmes sont particulièrement menacés en Australie.

À droite, la modélisation 3D du nouveau récif corallien découvert en Australie qui culmine à 500 mètres au-dessus du fond de l'océan. © Schmidt Ocean Institut
À droite, la modélisation 3D du nouveau récif corallien découvert en Australie qui culmine à 500 mètres au-dessus du fond de l'océan. © Schmidt Ocean Institut

Un édifice vivant plus haut que la tour Eiffel

Ce récif mesure 1,5 kilomètre de largeur et s’élève à plus de 500 mètres au dessus du fond océanique. Il culmine à seulement 40 mètres de la surface. Ce monument, composé d’organismes vivants, est plus haut que la tour Eiffel ou l’Empire State Building.

Nous continuons à trouver des structures inconnues et de nouvelles espèces dans nos océans

C’est le premier récif corallien découvert depuis plus de 120 ans dans la Grande Barrière de Corail située dans l'océan Pacifique. Il n’est pas lié à cette dernière et se situe sur la pointe la plus septentrionale de l’Australie, dans les eaux du Cape York.

« Cette découverte inattendue confirme le fait que nous continuons à trouver des structures inconnues et de nouvelles espèces dans nos océans », a déclaré Wendy Schimdt, la cofondatrice du Schmidt Ocean Institut, dans un communiqué de presse.

La campagne d’exploration de la partie nord de la Grande Barrière de Corail se poursuit jusqu’au 17 novembre. L’objectif est de réaliser une cartographie des fonds marins de la région grâce au robot SuBastian. À chaque plongée, les scientifiques partagent les images prises par les caméras du submersible. Ces images sont aussi précieuses puisqu’elles ont permis d’observer pour la première fois une spirule, un petit céphalopode discret, dans son milieu naturel.

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