Un nouveau projet de mine d'or en Guyane met la biodiversité en danger, selon les ONG

Après le projet abandonné de La Montagne d'or en Guyane, un nouveau projet d'exploitation d'or pourra voir le jour à une trentaine de kilomètres de là. Le projet Espérance d'une mine d'or à ciel ouvert de taille industrielle se trouve dans une région d'une biodiversité exceptionnelle situé à quatre heure de pirogue de Saint-Laurent de Maroni.

Un trou de 1,5 km de large et de 300 mètres de profondeur en plein milieu de forêt amazonienne : le projet ressemble à s'y méprendre à celui de la «Montagne d'or». Les porteurs du projet, le géant américain Newmont Mining et son partenaire local, la Compagnie minière d'Espérance promettent de créer au moins 220 emplois directs et autant d'emplois indirects. Fin avril, la commission départementale des mines a donné son feu vert à ce méga-projet.

Mais les opposants montent au créneau. Dans une tribune publiée dans le journal Libérationun collectif d'ONG demande l'arrêt immédiat du projet «Espérance, ainsi qu'un moratoire sur l'exploitation minière industrielle en Guyane.

«Ce modèle,  écrivent les opposants, est celui du profit à court terme, de la marchandisation du vivant». Ils rappellent que la crise du Covid-19  est directement liée à la destruction de la biodiversité et des habitats des espèces sauvages par les activités humaines. Et ils soulignent que 360 000 hectares de forêt primaire sont menacé par l'industrie minière si aucun coup d'arrêt n'est décidé en Guyane.

La Compagnie minière Espérance assure, elle, s'engager  pour maîtriser les impacts de son activité sur l'environnement. Mais justement, ses dirigeants sont poursuivis par le parquet de Cayenne pour pollution environnementale.