Nouveau Lenoir : le fût de chêne méritait bien un coffret

Par Jacques Dupont
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« Le Nez du vin... et le tonneau fût » (éditions Jean Lenoir).
« Le Nez du vin... et le tonneau fût » (éditions Jean Lenoir).

Cassis ou pomelo ? Qui n'a jamais reniflé au-dessus d'un petit flacon d'arômes signé des éditions Jean Lenoir pour tenter d'identifier le contenu ? Cet ancien directeur de la maison de la culture de Chalon-sur-Saône, qui n'a, comme Colette, jamais perdu le roulement du R bourguignon en « montant » à la capitale, a fait de son nez un radar. La moindre famille de senteurs repérée et, hop, un coffret. Il a ainsi enfermé dans ses minuscules bouteilles tout ce que l'on peut sentir dans le café, le whisky, l'armagnac, et bien sûr le vin.

Ou plutôt les vins : le rouge, le blanc, le champagne, les qualités et les défauts? On peut imaginer que la liste devrait encore s'allonger. Cette fois, la bande à Lenoir s'est attaquée au fût de chêne.

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On a tous ? ?nologues, journalistes, sommeliers, professionnels de la profession ? des images en tête, car les odeurs sont d'abord des souvenirs, pour désigner ce que l'on sent. Le bois « mouillé », une senteur, un défaut bien sûr, qui évoque la planche à laver des grands-mères style la mère Denis qui faisait la pub pour les machines à laver Vedette dans les années 1970. La noix de coco ou la glace « plombière », marqueur souvent des barriques constituées de chêne blanc américain et que l'on repère facilement dans certains bourbons. La sciure de bois, la découpe chez Bricomachin, qui traduit des merrains (les planches fendues assemblées pou [...] Lire la suite