Nouveau bac : des épreuves de contrôle continu sous tension

Sans attendre la fin des vacances de Noël, beaucoup de lycéens ont commencé à réviser… le bac. Les élèves de première, pionniers de la réforme ­Blanquer, passeront en effet dans quelques semaines la première session d'épreuves communes de ­contrôle continu (E3C) ­comptant pour 30% du nouvel examen. Mais déjà, des professeurs, des parents et des proviseurs expriment leurs inquiétudes. Les principaux syndicats d'enseignants montent au créneau. "Ce qui ­pèche, c'est la précipitation!", déplore ainsi ­Claire ­Krepper, secrétaire nationale du SE-Unsa, pourtant favorable au ­contrôle ­continu. Nous demandons l'annulation de cette première série d'épreuves."

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Il faut empêcher la mise en œuvre de ces épreuves

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Le Snes-FSU, majoritaire dans le ­second degré, semble, lui, vouloir engager un bras de fer avec le ministre de l'Education. "Il faut empêcher la mise en œuvre des E3C, martèle ­Claire ­Guéville, secrétaire nationale chargée des lycées. Que ce soit en refusant de choisir les sujets, de surveiller l'examen ou de corriger les copies."

Une banque nationale de sujets

En ligne de mire notamment : la banque nationale de sujets dans ­laquelle les enseignants sont ­invités à en choisir trois ou quatre - le proviseur sélectionne ensuite celui du jour J. Son ouverture a été plus tardive que prévue. Et les ­syndicats multiplient les critiques : manque de variété, nouveaux exercices auxquels les élèves ne sont pas préparés (réaliser un croquis à partir d'un texte en histoire-géographie), o...


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