La Norvège «sceptique» sur le plafonnement du prix du gaz

Alors que la Commission européenne doit rendre cette semaine son projet de texte législatif sur les mesures d'urgence pour faire face à la crise énergétique, la Norvège fait de la résistance sur le plafonnement du prix du gaz.

L'hypothèse d'un plafonnement général du prix du gaz importé par les Vingt-Sept chancelle de plus en plus. Si plusieurs États, comme l'Italie, le préconisent, la Commission craint que les fournisseurs de GNL se détournent du marché européen. D'ailleurs, la Norvège, devenue le premier fournisseur de l'Union européenne, n'est pas favorable à un tel plafonnement.

Le Premier ministre norvégien est certes d'accord pour avoir un « dialogue encore plus étroit avec l'Union européenne », mais à l'issue d'un entretien avec la présidente de la Commission européenne, il s'est dit « sceptique à l'égard d'un prix maximum pour le gaz ».

« Il y a trop peu de gaz en Europe »

Oslo s'en remet aux préceptes du libre-échange en soulignant que le prix agit comme un mécanisme d'ajustement de l'offre et de la demande. L'exécutif norvégien renvoie aussi les européens à leurs décisions passées, rappelant que ses clients avaient eux-mêmes insisté pour des contrats à prix variables plutôt que des contrats à long terme donnant plus de visibilité.

Enfin, « un prix maximum ne changera rien au problème fondamental, à savoir qu'il y a trop peu de gaz en Europe », estime Jonas Gahr Store.

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