La norme écologique qui coûte une fortune à la Marine nationale

Des missiles plus respectueux de l’environnement coûtent cher à la Marine nationale. Transition énergétique oblige, même les armes balistiques de la flotte de guerre française doivent être dotés d’un carburant qui permet “d’assurer un niveau élevé de protection de la santé humaine et de l’environnement”. C’est en tout cas l’exigence du règlement européen REACH (Enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des substances chimiques) qui est en vigueur depuis 2007. Ce texte vise à sécuriser l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne et désormais aussi dans l’armée.

La Tribune a repéré le rapport du député LREM Jacques Marilossian, membre de la commission de la défense nationale, dans le projet de loi finances pour 2020. D’après ce dernier “les normes européennes REACH, ont contraint la Marine à un programme de remotorisation des missiles”. Il faut donc changer les composants pyrotechniques des missiles antinavire Exocet mais aussi ceux des Aster, spécialisés dans le destruction antiaérienne. La facture de ce lifting pour la Marine nationale ? 480 millions d’euros pour la flotte française, estime le rapport.

Pourtant une exemption des obligations du REACH était initialement prévue par le droit environnemental européen pour les activités de défense. Mais ce traitement de faveur a été supprimé lors de négociations avec les industriels de l’armement. Les entreprises comme MBDA ou Roxel qui fournissent la majorité des systèmes de missiles aux armées françaises se soumises aux règles du REACH. Par conséquent, la Marine nationale se voit obligée d’acheter des missiles respectant les normes environnementales du règlement européen.

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Inquiétude sur les performances des missiles

Des militaires comme le vice-amiral Jean-Philippe Rolland craignent que les modifications apportées aux missiles Aster et Exocet aient des conséquences négatives sur les performances

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