Normandie : la vie confinée au haras du Pin

Si la Normandie est le pays du cheval, le haras du Pin (Orne), avec son domaine de plus de 1 000 hectares et ses dizaines de pensionnaires, en est son château de Versailles. Le réveil se fait toujours aux aurores. Réputés dans le monde entier, les Percherons sont une fierté locale. Depuis 35 ans, Anthony Gohier, responsable du Centre de valorisation des équidés normands, ne passe jamais une semaine loin d'une écurie. Le passionné connaît les besoins des chevaux par cœur. Il s'en occupe sept jours sur sept, confinement ou non. Pas d'impact après le premier confinement Depuis trois ans, il forme de jeunes chevaux de trait pendant plusieurs mois avant qu'ils soient vendus à des collectivités, des professionnels, ou même des particuliers. Le cheval Haribo, 3 ans, aurait dû décoller pour l'Équateur cette année, mais impossible avec la crise sanitaire. Son maître n'est pas inquiet : il devrait trouver rapidement preneur. Le premier confinement n'avait pas freiné la vente de chevaux. "On a pas eu un gros impact parce qu'on a continué à travailler nos chevaux [...]. Les gens, après le confinement, sont revenus en force nous voir pour acheter des chevaux", confie Anthony Gohier.