La normalisation du RN s’affiche même sur le terrain de foot de l’Assemblée

Après 10 ans à tenter de dédiaboliser son parti, Marine Le Pen a réussi à faire élire 89 députés. Et pour la première fois, ils ont été conviés au match traditionnel de l’Assemblée.
SAMEER AL-DOUMY / AFP Après 10 ans à tenter de dédiaboliser son parti, Marine Le Pen a réussi à faire élire 89 députés. Et pour la première fois, ils ont été conviés au match traditionnel de l’Assemblée.

SAMEER AL-DOUMY / AFP

Après 10 ans à tenter de dédiaboliser son parti, Marine Le Pen a réussi à faire élire 89 députés. Et pour la première fois, ils ont été conviés au match traditionnel de l’Assemblée.

POLITIQUE - Quelques passes sur le terrain avant d’autres, sans doute plus musclées, dans l’hémicycle. Le 28 septembre, les députés de l’Assemblée nationale se retrouveront pour leur traditionnel match de foot de rentrée. Avec pour la première fois des joueurs issus du banc du Rassemblement National, rapporte Le Parisien ce mercredi.

Jusqu’à présent, le parti de Marine Le Pen n’avait jamais été convié aux festivités. Mais la donne a changé depuis les dernières législatives. Le RN dispose désormais de 89 députés et ils font tout pour donner l’image d’un parti et d’élus comme les autres, dans la logique de la stratégie de dédiabolisation lancée par Marine Le Pen dès 2011.

Leur présence sur le terrain du stade Émile Anthoine, non loin de la Tour Eiffel, témoigne de sa réussite. Alors qu’ils étaient jusque-là persona non grata, voilà que des élus comme Julien Odoul (Yonne), Alexandre Sabatou (Oise) ou Emmanuel Blairy (Pas-de-Calais) se retrouveront dans la même équipe que des députés LFI, Renaissance, MoDem et Les Républicains. Parmi les sélectionnés, Le Parisien évoque les noms d’Ugo Bernacilis, Antoine Léaument et Éric Coquerel pour LFI, Mathieu Lefèvre et Marc Ferracci (Renaissance), Béatrice Bellamy du parti Horizons ou encore les Républicains Marc Le Fur et Julien Dives.

« Cela permet de jouer tous ensemble avec d’autres élus. Une fois qu’on aura le même maillot, que l’on soit Nupes ou LREM, le but, c’est de… mettre des buts tous ensemble », confie au Parisien Emmanuel Blairy, député RN du Pas-de-Calais.

Un match contre le cyberharcèlement

À l’Assemblée, les camps ont bien du mal à s’entendre. Les députés de la NUPES affichent régulièrement leur refus de discuter avec les élus de l’extrême droite et n’hésitent pas à critiquer tous ceux qui, dans les autres partis, le font. Exemple lors de l’élection des vice-présidents de l’hémicycle, où la NUPES avait accusé la Macronie de complaisance avec l’extrême droite : « La digue a rompu », s’étaient indignés les députés de gauche, avant d’organiser quelques jours plus tard une mise en scène de « l’enterrement du front républicain » devant le Palais Bourdon.

Mais cette fois, il faudra bien la jouer collectif pour affronter la sélection de l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP) et ses pointures Robert Pirès, Christian Karembeu, ou encore Sidney Govou et Jessica Houara-d’Hommeaux. Selon Le Parisien, Wilfrid Mbappé, le père de l’attaquant star de l’équipe de France, devrait aussi être de la partie.

Le match se fera au profit de l’association e-Enfance, spécialisée dans la protection des enfants sur Internet et agréé par le ministère de l’Éducation nationale.

À voir également sur Le HuffPost :

Vous ne pouvez visionner ce contenu car vous avez refusé les cookies associés aux contenus issus de tiers. Si vous souhaitez visionner ce contenu, vous pouvez modifier vos choix.

Lire aussi