Nordahl Lelandais: le meurtre d'Arthur Noyer élucidé grâce à l'affaire Maëlys

Youen Tanguy
·1 min de lecture
La voiture de Nordahl Lelandais à Chambery lors d'une reconstitution le 21 mars 2019. (Photo: JEAN-PHILIPPE KSIAZEK via AFP)
La voiture de Nordahl Lelandais à Chambery lors d'une reconstitution le 21 mars 2019. (Photo: JEAN-PHILIPPE KSIAZEK via AFP)

ENQUÊTE - L’énigmatique Nordahl Lelandais est jugé à partir de ce lundi 3 mai pour le meurtre du jeune militaire Arthur Noyer, tué en 2017. Mais une fois de plus, l’ombre de la petite Maëlys, tuée par le même homme quelques mois plus tard, planera inévitablement sur le palais de justice de Chambéry.

Car l’homme n’a été soupçonné du meurtre d’Arthur Noyer qu’après sa mise en cause dans la mort de la fillette, et les deux affaires ont été instruites séparément.

Pendant des mois, il a échappé à tout soupçon, au point de comparaître devant la justice pour une affaire d’usurpation d’insigne d’autorité publique durant l’enquête, en juin 2017, sans être inquiété. Le procureur de l’époque, Thierry Dran, fait alors face à un homme à la vie sentimentale et professionnelle instable sans se douter qu’il le recherche par ailleurs.

Des données de bornage téléphonique

Retour en arrière. Le 20 avril 2017, Thierry Dran décide d’ouvrir une information judiciaire après la disparition “inquiétante” d’Arthur Noyer, 23 ans, caporal sans histoires du 13e Bataillon de chasseurs alpins, lors d’une nuit de pleine lune entre le 11 et le 12 avril. Rien, alors, ne laissait présager que Nordahl Lelandais serait mis en examen pour son assassinat huit mois plus tard.

C’est la disparition de la petite Maëlys De Araujo, 8 ans, le 27 août 2017, lors d’un mariage dans la localité de Pont-de-Beauvoisin, en Isère, qui donne alors un coup d’accélérateur à l’instruction.

Rapidement suspecté, Nordahl Lelandais, 34 ans, un ancien maître-chien de l&rsquo...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.