Nord: un couple bientôt jugé pour la vente de faux pass sanitaires sur Snapchat

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Un homme montre un pass sanitaire sur une terrasse de restaurant à Montpellier le 11 août 2021. (Photo d'illustration) - Pascal GUYOT © 2019 AFP
Un homme montre un pass sanitaire sur une terrasse de restaurant à Montpellier le 11 août 2021. (Photo d'illustration) - Pascal GUYOT © 2019 AFP

Un couple de Roubaisiens va être jugé en décembre à Lille pour avoir vendu une cinquantaine de faux pass sanitaires 100 euros pièce sur le réseau social Snapchat, a indiqué ce jeudi la gendarmerie à l'AFP.

Les gendarmes ont d'abord repéré un compte Snapchat douteux "à la fin de l'été", puis sont parvenus à remonter à ses propriétaires, un homme d'une trentaine d'années qui travaillait dans la restauration et sa compagne, a expliqué Bertrand Michel, chef de la section de recherche de Lille.

Ils ont ensuite identifié leurs clients -qui règlaient via Paypal- en travaillant sur "les flux financiers", puis vérifié avec l'Assurance maladie que ceux-ci ne disposaient pas de vrais pass sanitaires. Trois d'entre eux "pour lesquels on avait la certitude qu'ils avaient bien eu un faux pass sanitaire" sont convoqués en vue d'une reconnaissance de culpabilité (le "plaider-coupable").

"Trois manières d'opérer"

Le couple doit quant à lui être jugé le 17 décembre par le tribunal correctionnel pour "faux" et pour avoir entré de fausses données dans le système d'information Ameli. Un peu plus de 5000 euros ont été saisis sur ses comptes.

Selon le chef de la section de recherche de Lille, les suspects ont eu "trois manières d'opérer". "Au départ, ils avaient un bon plan pour avoir des pass sanitaires 'propres', inscrits dans Ameli avec les noms des clients", a-t-il développé, soit grâce à des praticiens complices, soit en usurpant des identifiants. Mais ensuite, "ils se sont contentés de bidouiller des 'QR code' sur papier, utilisables pour aller au restaurant" mais qui ne correspondaient pas à la bonne identité.

Enfin, parmi les clients interrogés par les gendarmes, certains n'ont tout simplement jamais rien reçu. "Ils se sont mués de faussaires en escroc", a résumé Bertrand Michel.

Article original publié sur BFMTV.com

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