Nord : un cheval maltraité dans une écurie près de Calais ?

Samedi, une femme a filmé un cavalier en train de cravacher violemment son cheval dans une écurie proche de Calais, dans le Nord.

Samedi, une femme a filmé un cavalier en train de cravacher violemment son cheval dans une écurie proche de Calais, dans le Nord. Choquée, elle a ensuite porté plainte. Les images, postées sur les réseaux sociaux, ont provoqué une polémique.

Samedi après-midi, dans le Nord, Léa a assisté à une scène choquante dans son ancien centre équestre proche de Calais. Alors qu'elle était venue aux Écuries de Peuplingues pour vendre des produits d'équitation, cette femme a aperçu au loin du cavalier en train de frapper un cheval à plusieurs reprises avec une cravache, parce qu'il refusait de passer les obstacles, rapporte La Voix du Nord qui diffuse également la vidéo.

“En 13 ans d’équitation, je n’ai jamais vu ça”

Interloquée, Léa a décidé de filmer ce comportement "inadmissible", de diffuser les images sur les réseaux sociaux, et de les transmettre à la gendarmerie de Fréthun, où elle a porté plainte. "En 13 ans d’équitation, je n’ai jamais vu ça dans ce club et ailleurs. J’ai déjà utilisé une cravache, mais jamais aussi violemment. Il y a d’autres méthodes pour faire passer des obstacles", a considéré Léa.

Sur la vidéo, on aperçoit en effet l'homme frapper le cheval sur la croupe, le flanc et au niveau de la tête. "Je n’ai pas frappé la tête, a promis le cavalier, qui a souhaité rester anonyme. C’était le cheval d’un client et une jeune fille n’y arrivait pas. Des fois, on se doit de les dresser et de les forcer et malheureusement, on doit être un peu dur mais on ne le fait pas tout le temps. Ce qu’on ne voit pas, ce sont les caresses et les câlins que je lui ai donnés ensuite".

Pour le cavalier, il n’y a pas de problème

Selon lui, frapper les chevaux avec une cravache est une pratique "utilisée par tous les professionnels" pour les dresser, et "autorisée en concours". De son côté, le propriétaire des Écuries de Peuplingues a porté plainte contre Léa, car les remous provoqués par la vidéo auraient mis à mal son centre équestre. "On ne doit pas salir un homme pour 15 secondes de vidéo", a-t-il estimé tout en admettant que "l’incident était inacceptable" et que "des mesures" avaient été prises.

L'association SOS Chevaux, basée à Calais, a de son côté une position plus tranchée. "C'est de la maltraitance, considère Année Hamy, la présidente de l'association. On voit bien les coups, c’est violent (...) Par ailleurs, l’animal a mal et ça se voit (...) Il y a plein de méthodes non violentes pour faire avancer l’animal. Même en concours, c’est sanctionné lorsque l’on frappe trop".