Nord : le capitaine de police cambriolait les domiciles de personnes décédées pendant la pause déjeuner

Révoqué en 2014, l'ancien policier vient d'être jugé pour des vols commis entre 2009 et 2011 (Photo : Getty Images/iStockphoto) (Getty Images/iStockphoto)

Récemment condamné par la justice, le fonctionnaire profitait d'enquêtes en recherche des causes de la mort pour aller se servir aux domiciles des défunts.

"Ordinateurs portables, foulards Hermès, appareils photos, téléphones", la liste des objets dérobés est édifiante. Ce mercredi 4 mai, un ancien capitaine de police a été condamné par le tribunal judiciaire de Lille à quatre ans de prison avec sursis et à une interdiction définitive d'exercer la fonction de policier, après avoir été reconnu coupable d'une quinzaine de vols commis au domicile de personnes décédées.

Il aurait amassé 5000 euros en revendant des objets dérobés aux défunts

Comme l'explique Ouest France, l'accusé profitait de sa position professionnelle pour commettre ses méfaits. Chef d'un service d'enquête spécialisé dans les "recherche des causes de la mort", l'ancien policier aujourd'hui âgé de 48 ans avait, en cette qualité, accès aux clés des domiciles des victimes. Selon le quotidien régional, il n'hésitait ainsi pas, pendant la pause déjeuner, à se rendre dans les logements en question pour dérober divers objets.

Le fonctionnaire revendait ensuite les fruits de ses larcins sur des sites internet de vente entre particuliers, ce qui lui aurait permis d'amasser 5000 euros. C'est d'ailleurs par ce biais que son petit trafic a été découvert, lorsque le fils d'une personne récemment décédée s'est rendu compte que l'ordinateur de son père, volé à son domicile, était proposé à la vente sur un site marchand. Suite au signalement émis par ce témoin, une enquête a été ouverte, qui a conduit à l'arrestation du capitaine en 2011, puis à sa révocation en 2014.

Egalement jugé pour avoir volé 251 pièces d’or dans des scellés

Plus de 10 ans après les faits, commis entre 2009 et 2011, le quadragénaire a donc été jugé dans cette affaire qui, selon les mots de la procureure de la République, "fragilise toute la confiance qu’on peut avoir envers la police". "J’avais des difficultés financières, a notamment avancé l'accusé pour justifier ses actes aussi illégaux qu'immoraux. Je voulais maintenir un certain train de vie (...) j’ai tout foutu en l’air."

S'il a reconnu "10 à 15 vols" selon Ouest France, l'ancien policier nie en revanche l'autre chef d'accusation dont il faisait l'objet. Le quotidien régional affirme ainsi que le fonctionnaire était également jugé pour avoir "volé 251 pièces d’or dans des scellés judiciaires" dont il avait la charge, pièces qui auraient ensuite été revendues par son père. Les explications du prévenu, qui soutient que les pièces effectivement vendues provenaient d'un héritage et non d'un vol, n'ont pas convaincu le tribunal, qui l'a condamné à verser 87 850 euros aux ayants droit.

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