Nommé ministre de la Justice de Joe Biden : la revanche de Merrick Garland

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Merrick Garland, privé d’un siège à la Cour suprême par les sénateurs républicains, sera le ministre de la Justice de Joe Biden.

La revanche est arrivée le jour où les républicains ont perdu la majorité au Sénat. Mercredi, les médias américains ont annoncé que Joe Biden avait choisi Merrick Garland, actuel chef de la cour d’appel de Washington, pour être son ministre de la Justice. Le futur président américain l’a confirmé jeudi et le présentera à Wilmington dans la journée, ainsi que le reste de l’équipe choisie pour gérer ce ministère majeur. «Ces nominations reflètent l’engagement profond du président-élu à la réaffirmation du ministère de la Justice comme un pilier d’indépendance et d’intégrité, et à s’assurer que le ministre de la Justice et son équipe proche sont les avocats du peuple américain, et non le cabinet d’avocats du président», a écrit l’équipe Biden. Un tacle évident à Donald Trump, qui n’a pas hésité à demander l’intervention de son ministre de la Justice dans ses affaires personnelles.

Le rôle du ministre de la Justice sera d'autant plus scruté que Hunter Biden, le fils cadet du futur président, est visé par une enquête sur ses «affaires fiscales». «Je prends ce sujet très au sérieux mais j'ai confiance : une analyse professionnelle et objective de ces sujets prouvera que j'ai géré mes affaires légalement et de façon appropriée, avec l'aide de conseillers fiscaux professionnels», avait-il déclaré le mois dernier. Joe Biden avait ajouté qu'il était «profondément fier de son fils, qui a combattu des moments difficiles, dont les attaques personnelles pernicieuses des derniers mois, pour en ressortir plus fort». Peu après son élection, Joe Biden avait promis que les membres de sa famille, dont Hunter, «ne seront pas impliqués dans quelques affaires, quelque entreprise qui seraient en conflit ou sembleraient être en conflit, à(...)


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